Le domaine

UNE HISTOIRE DE FAMILLE

Ancré dans les traditions depuis la fin du 19ème siècle, le domaine Loubet-Dewailly d’une superficie de 4,5 hectares, s’étend exclusivement sur la côte de Beaune.


Nos vins, parmi les plus réputés de Bourgogne font l’objet d’une attention et d’un soin tout particulier.

Ils sont mono cépage, les vins rouges sont donc entièrement élaborés avec du pinot noir et les vins blancs avec du chardonnay.


Les vins blancs ont une fraîcheur subtile dès leur première jeunesse, les vins rouges, eux, prennent plus de temps.


Sous l’impulsion d’Alexis Loubet que le domaine familial vit le jour à Beaune, au titre du négoce. Les premières vignes sur la côte de Beaune sont acquissent peu de temps après. A sa mort en 1918, son fils Auguste poursuit l’activité du domaine.






En 1937, la troisième génération prend le relais avec André Loubet. Mais les évènements de la deuxième guerre mondiale le contraignent à faire des choix. Il préfère se consacrer à la terre et développe le statut de propriétaire au détriment de celui du négoce.

Il va notamment acquérir des parcelles dans les prestigieux crus de Pommard Epenots et Rugiens.


Puis, en 1984, au décès d’André, le domaine se féminise avec sa fille Anne-Marie. La tradition familiale perdure.

C’est elle qui introduit une note blanche dans un domaine exclusivement dédié au vin rouge, avec des appellations de grande renommée Meursault et Puligny Montrachet.


En 2002, la 5ème génération poursuit l’activité avec Corinne et Alexis, les enfants d’Anne-Marie.


En 2010, l’histoire se répète, Corinne et Alexis créent une société de négoce.


MILLESIMES

2012

L'hiver bourguignon a connu une seule période de grand froid avec des températures négatives jour et nuit sur une quinzaine de jours en février. Quelques dégâts de gel ont pu être constatés. Le printemps est arrivé très vite avec un mois de mars inhabituellement chaud. Dans ces conditions la vigne s'est développée très vite mais ensuite a été ralentie avec un régime froid et pluvieux sur les mois d'avril et mai.
La floraison a démarré à la fin du mois de mai, les températures étant redevenues chaudes pour la saison. Puis le temps a été assez instable avec parfois quelques orages de grêle violents. La floraison ne s'est pas déroulée dans les meilleures conditions et on a pu constater un très fort pourcentage de millerandage. Dès lors, nous savions que les rendements attendus seraient faibles. Les mois d'été ont été également assez instables avec des épisodes de grand soleil alternés d'orages. Certains secteurs de la Côte de Beaune, Puligny, Meursault, Volnay ont été particulièrement touchés par la grêle avec des destructions de récolte jusqu'à 80%. Les derniers jours du mois d'août sont redevenus estivaux avec un pic de chaleur constaté sur la Bourgogne.
Bien qu'il ait plu dans le sud de la Bourgogne, la région de Chablis en revanche a bénéficié d'un temps sec et ce n'est qu'à la mi-septembre que les pluies sont revenues. A la veille des vendanges on constatait que les grappes étaient très aérées, résultat du millerandage, assez espacées les unes par rapport aux autres.
Les vendanges ont démarré au Domaine vers le 19 septembre en Côte d'Or et le 24 septembre à Chablis. Les vignobles qui n'ont pas été touchés par la grêle montrent des rendements très faibles dans la Côte de Beaune et plutôt faibles dans la Côte de Nuits. Les vignes grêlées accusent davantage le coup. Point positif, il n'y a pas de pourri cette année. L'ensemble des raisins tant blancs que rouges ont des peaux épaisses et une forte proportion de millerand (tout petits raisins à jus très concentrés). Les vinifications se sont bien déroulées, les extractions colorantes et tanniques se sont opérées assez rapidement, tout notre travail a été de trouver le juste équilibre et de l'élégance. Nous avons potentiellement un très grand millésime dans les mains mais dans des quantités exceptionnellement faibles.




2011

La relative douceur des premiers mois de l’année permet une reprise rapide de la végétation à partir de la fin mars. Le week-end exceptionnellement beau et chaud des 2 et 3 avril favorise un éclatement rapide des bourgeons ce qui est particulièrement précoce.
Si ces températures supérieures aux normales saisonnières sont une aubaine en ce qui concerne les maladies et ravageurs de la vigne, le corollaire est le déficit hydrique de plus en plus marqué. En effet, les cumuls de précipitations pour les 5 premiers mois de l’année présentent un déficit de près de 50 % par rapport aux normales. Cette situation laisse craindre alors des situations de stress hydrique précoce. Les premières pluies de fin mai et début juin permettent au cycle végétatif de prendre un nouvel essor.
La situation se dégrade à partir du 7 juillet avec l’arrivée d’une période d’instabilité composée d’averses orageuses et de températures fraîches, qui se maintiendront jusqu’en fin de mois. Au mois d’août s’installe une alternance de périodes chaudes et de périodes plus fraîches. Ces conditions climatiques sont propices au développement des maladies notamment le Botrytis et le mildiou. A ce stade, la détermination d’une date de vendange est pour le moins délicate, le choix devant se faire entre l’état de maturité et l’état sanitaire des raisins, le tout en fonction des prévisions météorologiques alors plutôt pessimistes. Dans ce contexte, les vendages démarreront exceptionnellement tôt : début septembre.
La principale caractéristique du millésime 2011 réside dans un équilibre sucres / acidité de très bonne qualité. 2011 restera dans les mémoires, non seulement pour sa précocité, mais également pour sa climatologie singulière. Cette année, l’élégance et la gourmandise des vins mettent particulièrement en valeur la richesse et la diversité des Bourgognes.


2010

L’hiver 2009/2010, froid et neigeux, se prolonge jusqu’en mars, entraînant un retard dans le démarrage du cycle végétatif. De plus, le gel d’hiver a occasionné quelques dégâts, ils sont majoritairement la conséquence de la nuit du 19 au 20 décembre 2009, où la température a chuté jusqu’à – 20 °C voire plus, en quelques heures seulement. Le printemps est marqué par une alternance de périodes fraîches et pluvieuses et de périodes plus chaudes.
Après une période anticyclonique du 21 juin au 11 juillet, c’est un temps orageux qui perdure jusqu’à début septembre, avec des températures moyennes mensuelles tout juste conformes aux normales saisonnières. Les raisins profitent néanmoins de la fin août et d’une légère embellie pour progresser en maturité sur un rythme convenable.
À partir du 6 septembre, la maturation se poursuit, mais sur un rythme moins soutenu, eu égard aux conditions climatiques humides et relativement fraîches. Les vendanges se sont déroulées mi septembre. Une des caractéristiques majeures du millésime 2010 est son acidité soutenue. Notamment, cela a permis de développer une belle gamme aromatique pour les blancs.


2009

Après un hiver long et rigoureux, le printemps 2009 arrive rapidement dès la mi-avril, induisant une reprise précoce et rapide du cycle végétatif. En effet, les températures supérieures aux normales saisonnières de la deuxième décade de mai, initient un départ hâtif en floraison des parcelles les plus précoces.
Si les températures ont une influence importante sur le déroulement de ces stades phénologiques clés, les précipitations jouent également un rôle non négligeable. Cette année, le régime des pluies a été particulièrement variable durant le printemps et l’été.
Néanmoins, un temps chaud et ensoleillé s’installe ensuite, de la fin juillet à la mi-octobre, pouvant être entrecoupé d’averses peu abondantes et parfois même bénéfiques. Au final, la vendange encuvée, début septembre, est de très bonne qualité tant au niveau sanitaire qu’au niveau œnologique. La bonne maturité des pépins pour les cépages noirs, permet de prolonger les cuvaisons, afin d’extraire la quintessence de cette très belle matière première. 2009 restera gravé dans les mémoires des vignerons et il viendra confirmer la légende des millésimes en 9...

2008

Le millésime 2008 a été très fortement corrélé aux conditions climatiques. Après un hiver 2007-2008 relativement doux, c’est une relative fraîcheur qui a régné tout au long du cycle végétatif, malgré quelques belles périodes chaudes et ensoleillées. Le printemps fut marqué par une forte pluviométrie. Après un été difficile d’un point de vue climatique, le retour de conditions anticycloniques et l’arrivée du vent du Nord à la mi-septembre ont permis d’assainir la récolte, tout en permettant à la maturation de se prolonger dans de meilleures conditions. La vigne a ainsi pu parachever une maturation jusqu’alors languissante.
Les vendanges ont eu lieu fin septembre, le pic d’activités se situant début octobre. C’est sous le soleil que les raisins ont été vendangés. Ce millésime est surnommé "le miraculé" grâce à ce retour anticyclonique. Ces conditions météorologiques permettent un bon potentiel de garde pour les rouges et une belle acidité (fraîcheur) pour les blancs.